Pour moi, un élu, c’est avant tout quelqu’un qui aime les gens, qui aime son pays et son peuple, qui a envie de le voir plus heureux, de réparer les injustices (nombreuses) qu’il constate ou dont on le saisit, et qui s’en donne les moyens en remuant ciel et terre (au moins en attirant bruyamment l’attention de l’opinion publique sur ces injustices si l’élu en question n’est pas l’élu d’un courant majoritaire).
L’élu, c’est celui qui a la responsabilité et le devoir de servir et non pas de se servir.
Si enfant je rêvais déjà d’être un élu du Front National, un élu du peuple, après avoir rêvé d’être journaliste (comme d’autres rêvent aussi d’être policiers, pompiers, médecins, artisans, acteurs ou chanteurs), si je me suis dépensé sans compter pendant 6 mois pour cette campagne régionale aux côtés de mon amie France Jamet, et avant depuis près de 10 ans au FN, s’il était prévisible que nous ferions un beau résultat, superstitieux et prudent, j’ai toujours préféré attendre le coup de sifflet final avant d’espérer et d’y croire.
Aujourd’hui, le rêve de gosse est devenu réalité et je suis conseiller régional du Languedoc-Roussillon.
Présents à la permanence FN de Lattes le soir de l’élection, les journalistes ont observé et rapporté à leurs lecteurs que ce soir-là, chez nous, il n’y avait pas eu de cris de joie, de grosse explosion ou de triomphalisme…
C’est vrai ! Et pour une raison simple : l’élection n’est jamais un aboutissement, mais plutôt un commencement.
Le commencement d’une responsabilité ou plus exactement d’un contrat moral avec les électeurs qui, dans 4 ans, jugeront légitimement notre action dans l’opposition. Aurons-nous fait tout notre possible pour, même minoritaires, aider les gens et attirer l’attention des élus de la majorité (souvent éloignés des réalités) sur les problèmes que rencontrent aujourd’hui les Français ?
Aujourd’hui, ce souci légitime des électeurs, je le fais mien pour trois raisons :
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